mercredi 3 décembre 2014

Barcelone, un petit supplément d'âme...

Me voilà dans la nuit Barcelonaise, au sortir des magnificences décalées, déjantées de « chez Gaudi ».


Façades du Passeig de Gràcia



Je reprends pied sur le trottoir de l’immense Passeig de Gràcia, démesurément long, démesurément large.
Le ciel est illuminé d’éclairs dont la lueur joyeuse épouse un bref instant les lumières incandescentes du Passeig.
Il ne pleut pas vraiment mais un vent un peu fou décoiffe les parapluies et les attire invariablement vers le ciel.
Le ciel qui, d’un coup, s’abat sur la ville en lueurs, clameurs et pleurs.

Pleurs ? Que dis-je ? Torrents de larmes. Lames puissantes…que d’eau…
La course des piétons s’accélère, certains prennent le temps de se poser pour la photo. Comme moi.
Puis s’enfuient, énervés, apeurés, trempés.
L’avenue est belle.




J’ai pris une rue transversale, pensant marcher en ville, tranquille, vers ma voiture.
Mais la violence des éléments me rabat sur l’avenue, dans un bar à tapas où je me pose, me repose, et attends que ça passe.
Devant un vin blanc.
Puis devant des tapas, car la nouvelle est arrivée : l’avion aura 5 heures de retard !

Quand l’orage s’éloigne, que Barcelone respire de ce grand souffle d’après le déluge, je reprends l’avenue, sensible à ses charmes, je me coule dans le souffle chaud du métro et j’émerge au pied de la Sagrada Familia, mouillée, balayée, ventée.


Mais j’ai un bon renseignement glané dans le métro : la crypte est ouverte le soir et accueille les fidèles pour la messe. Juste un instant.
La messe m’importe peu ; le tombeau de Gaudi davantage. Alors je descends sous terre, dans cette crypte surprenante qui vibre du passage du métro et j’écoute, je regarde, j’attends…J'attends dans le silence d'avant la messe, dans cette torpeur douce de sous sol chaleureux et je regarde cet étonnant environnement .

Les vitraux de la Sagrada












La crypte, construite par Gaudi, terminée en 1891 bien que des offices s’y déroulent depuis 1885 est de style néogothique ; elle n’est ouverte au public que quelques instants avant la messe, j’ai cette chance sur indication de passagers du métro.
Gaudi y est enterré, je continue ma visite sur les traces de Gaudi.


La crypte est circulaire













le tombeau de Gaudi
Pendant la messe



L'étendard de Gaudi
L'étendard de Gaudi était dédié aux habitants de Reus vivant à Barcelone, en l'an 1900.
En 1936, il fut malencontreusement détruit; cependant une revue catholique le décrivait si bien que dans les années 2000 il put être refait par un artisan maroquinier, Enric Farrée Sola.
C'est celui qui repose de nos jours ici.

Plus tard, après tout ce bain autour de Gaudi, je traverserai Barcelone au jugé, par l’interminable Diagonal, un des axes clés de la ville pour retrouver le périphérique qui va me mener à l’aéroport.
J’ai la nuit devant moi, n’est ce pas ? L’avion de Rome a 5 heures de retard.
J’aborderai aux rivages de mon lit à 4 heures sonnantes : ah, quelle nuit….

Oui mais quel bel après midi !

Sur "les balades de Lison", vous visiterez à Barcelone "la casa Batllo " de Gaudi (clic)

10 commentaires:

  1. Je trouve très belles les photos de la ville sous la pluie, de nuit, et un parapluie qui passe, très beau..
    bisous

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    1. Et tant de parapluies le nez en l'air, le mien avec : comme je l'ai maudit ! je regrettais les parapluies lourds des paysans d'avant : devaient pas se retourner comme ça !!

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  2. belles photos comme toujours!! anie

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    1. La nuit étais si belle dans la tourmente...

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  3. Toujours pleine de ressources face à l'imprévu, Lison ! J'adore. :-)
    Tu as donc profité du retard de l'avion pour découvrir encore plein de belles choses. Et comme tu as raison. Tu es gourmande de découvrir, Lison, et gourmande de la vie en général ! Continue ainsi, je trouve ça formidable. Gros bisous, ma belle.

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    1. Ah oui, la Lison humaine a plus d'un tour dans son sac ! L'habitude de "routarde " en solo lui fourbit les armes. Au parking couvert, dans la voiture, tenue de rechange sèche, siège couchette, portières fermées de l'intérieur et un bon bouquin "Adrienne Mesurat" de Julien Green ainsi que mon cahier. Me manquait juste un chat...J'aurais pu passer la nuit...Bisous

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  4. Un merveilleux reportage chère Lison. J'adore Gaudi
    mais je ne l'ai jamais vu sous la pluie. Cela me
    donne beaucoup de nostalgie, car je ne peux presque
    plus marcher. Plus de voyages... plus de ballades !!!
    Heureusement que les amies sont là avec tout leur talent.
    Je t'embrasse. Pour l'instant mon PC ne me donne pas trop
    de soucis et je peux rendre quelques visites virtuelles,
    c'est formidable. A bientôt. ELZA

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    1. Je t'embrasse très fort Elza, merci pour ta fidélité. je t'emmènerai encore à Barcelone par mots et en images

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